Prete – Nyunganira, en appui au processus plus large d’assainissement du système financier burundais

39 autorités et professionnels des instances judiciaires du burundi dont les magistrats, les juges, les officiers de police judiciaires et la section juridique de la cellule nationale de renseignement financier au burundi (CNRF) ont reçu, en date du 14 novembre 2025, des certificats à l’issu d’une formation sur la chaîne pénale en matière de détection, d’enquête et de poursuite des infractions liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Les cérémonies de remise ont été rehaussés par M. Parfait Habonimana, assistant du ministre et représentant de son excellence le ministre de la justice, des droits de la personne humaine et du genre.

Pendant dix jours, du 29 septembre au 10 octobre 2025, de formation spécialisée, les participants témoignent qu’ils ont bénéficiés des outils méthodologiques renforcés et une meilleure maîtrise des procédures, a indiqué Gabriel Bihumugani, cadre à la CNRF. 

Eraste Ndayiragije, procureur général près la Cour d’appel de Ntahangwa, estime que les enseignements reçus au cours de cette formation constituent un tournant dans sa pratique professionnelle : « je suis en mesure de détecter, de distinguer les faits vraiment consécutifs du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme », a-t-il précisé.

Mme Béatrice Nzeyimana, Coordonnatrice du projet pour l’emploi et la transformation économique (Prete-Nyunganira), un projet du gouvernement du burundi sous financement du groupe de la banque mondiale, a fait savoir que cette formation a été préparée et dispensée par la CNRF grâce à l’accompagnement technique et financier du projet. Elle a ajouté que les actions conjointes entre la CNRF et le projet visent un objectif commun, celui de renforcer la transparence économique du pays.

La justice burundaise monte en compétence

Niragira Yvette, conseillère à la Cour anticorruption, a expliqué qu’elle a acquis des connaissances approfondies de concepts qui, auparavant, n’étaient abordés que de manière partielle dans les procédures de lutte contre la corruption. « D’abord j’ai appris ce que c’est le blanchiment de capitaux. Parce que, comme je viens de le dire, je suis juge à la Cour anticorruption. Parmi les infractions que nous connaissons, qui sont connectées à la corruption, il y a le blanchiment. Mais cet ajout de blanchiment de capitaux n’y était pas. Ce qui fait que maintenant j’ai appris à connaître, à détecter ce que c’est un blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. » 

Elle a souligné qu’ils ont été formés non seulement à détecter et instruire des dossiers, mais aussi à assurer le recouvrement des biens illicitement acquis, étape essentielle dans la lutte contre les crimes financiers.

Le ministère de la justice a salué cette initiative, soulignant son impact pour les institutions judiciaires. Parfait Hatungimana, assistant du ministre, s’est dit impressionné par l’engagement des formateurs et la qualité des enseignements reçus. « Je suis d’abord satisfait de la formation qu’ont reçu les participants à cette formation, parce que j’ai vu que la CNRF grâce à l’appui du projet Prete – Nyunganira vient de former 39 participants sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Donc c’est quelque chose de très bénéfique pour la nation ».

 Il s’est réjoui que des magistrats, des officiers de police judiciaire et des parquetiers aient désormais une compréhension approfondie de ces infractions complexes, essentielles à la préservation de l’intégrité financière du pays.


Des efforts conjugués pour plus de stabilité et de confiance

En appuyant la cellule nationale de renseignement financier, le projet Prete-Nyunganira s’inscrit pleinement dans son ambition de renforcer l’amélioration du climat d’investissement et de promouvoir un environnement financier transparent et sécurisé, conforme aux standards internationaux. Cet appui du projet vise à consolider la capacité des institutions et des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), cible principale du projet, à prévenir les risques et à garantir la crédibilité du système économique national. Une avancée majeure pour un pays qui mise sur la stabilité et la confiance afin d’attirer davantage d’investisseurs et de stimuler une croissance durable.


Rédaction, Rémy NDAYISHIMIYE,

Spécialiste en Communication et visibilité au projet Prete-Nyunganira

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