Remise officielle des certificats aux participants qui ont suivis les sessions de formation sur le SGES
La dimension environnementale et sociale, une obligation et une impérative
Au lendemain de l’octroi de financement aux micros petites et moyennes entreprises (MPME) au Burundi, à travers le projet pour l’emploi et la transformation économique, PRETE – NYUNGANIRA, ce projet a choisi de doter des connaissances pratiques aux institutions financières en matière de gestion environnementale et sociale. Il a réuni, pendant 15 jours, à Bujumbura, 83 cadres issus de la Banque Centrale, du FIGA, de banques commerciales, institutions de microfinance et coopératives. Ils sont, pour la plupart, des responsables chargés de l’analyse des dossiers de crédit, de la supervision des opérations et du suivi des financements. C’est à la suite d’un diagnostic réalisé par le Cabinet LODEC, avec le soutien financier du projet PRETE – NYUNGANIRA, au bénéfice du Fonds d’Impulsion de Garantie et d’Accompagnement (FIGA), qui a conclu qu’il y a un grand besoin de doter des plus amples connaissances pratiques aux institutions financières en matière de système de gestion environnementale et sociale. Une obligation pour ces institutions de pouvoir accéder au fond de garantie partielle du portefeuille crédit d’environ 17 millions de Dollars Américains qui sera géré par le FIGA. Un soutien financier important qui sera octroyé par le projet PRETE – NYUNGANIRA dans le but ultime de mieux accompagner les MPME dans leurs initiatives entrepreneuriales visant la transformation de l’économie burundaise et la création d’emploi.

PRETE – NYUNGANIRA, une réponse à la grande préoccupation
Le diagnostic réalisé indique qu’aujourd’hui, les banques et établissements financiers n’observent presque pas la règlementation nationale en matière environnementale et sociale. D’autres ne disposent pas de politique environnementale et sociale. Cela entraine le manque d’accès au financement venant des investisseurs étrangers, comme révèle le diagnostic des besoins en formation et renforcement des capacités des institutions financières, banques et autres structures financiers. L’étude poursuit en indiquant qu’un nombre important des institutions financières ont besoin d’outils et de méthodologie pour identifier et évaluer les risques environnementaux et sociaux associés aux projets qu’elles financent.
Conscient de la nécessité et l’obligation qui s’impose, le projet PRETE – NYUNGANIRA a permis à 83 cadres de suivre une série des sessions de formation qui les a suffisamment outillés comme l’ont témoigné les participants. Désormais, chaque institution financière a promis d’élaborer ou de mettre à jour une politique environnementale et sociale qui définit clairement les engagements de son institution en matière environnementale et sociale, ainsi que les objectifs à atteindre. La Coordinatrice du projet PRETE – NYUNGANGIRA, Mme Béatrice NZEYIMANA, a indiqué que la motivation d’organiser ces sessions de formation est liée au fait que son projet va déployer des multiples appuis à l’endroit des institutions financières surtout en ce qui concerne le fond de garantie qui sera géré par le FIGA, l’accès à ce fond sera conditionné par l’existence d’une politique environnemental et social comme le précisent les règlementations locales et internationales, ainsi que l’établissement d’un système de gestion environnementale et sociale propre à leurs institutions.
Les normes environnementaux, efficaces et protectrices de l’écologie
Jean – Claude NIYOMWUNGERE, Directeur général de la Microfinance « Les Champions » a apprécié les formations qu’a bénéficié son personnel « pour financer les projets, c’est très important de prendre en compte tous ces aspects environnementaux et sociaux pour aider et sensibiliser nos clients afin de contribuer dans l’atténuation des effets de changements climatiques mais aussi à les aider à faire face à ces changements ». Son collègue de « Turame Microfinance », Bruce Davy KEZIMANA, poursuit en disant qu’il s’agit « d’un outil essentiel qui vient à point nommé pour une bonne efficacité dans les produits que nos microfinances donnent aux bénéficiaires mais aussi qui nous aide à réduire les risques et les pertes financiers liés à la non connaissance des risques environnementaux ».


La politique environnement et sociale pour plus de sécurité financière
Mme Nzeyimana, dans son allocution de clôture des cérémonies de remise des certificats a manifesté sa confiance envers les institutions financières tout en revenant sur l’impérieuse nécessité de se doter d’une politique environnementale et sociale (PES) et d’un Système de gestion environnementale et sociale (SGES) qui leur permettront d’identifier, d’évaluer et de gérer les risques environnementaux et sociaux dans les différents projets qu’ils financent.




Nkunzimana Jean Claude
Merci Monsieur pour le reportage,mais nous étions très nombreux les coopératives d, épargne et de crédit affiliés à la Faîtière FENACOBU,et Notre DG était présent lors de la remise,il fallait aussi inclure aussi pour la visibilité.